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Thermomètre n°8 : comment vont les jeunes parents ? (décembre 2015)

​Au cours des 50 dernières années, la famille s’est radicalement transformée. Pour 64 % des femmes et 46 % des hommes sondés, c’est la recherche d’indépendance des femmes (via l’autonomie financière et la contraception) qui en a été le moteur.  

Pour la majorité des personnes interrogées, avoir un enfant est synonyme d’apogée du bonheur : le couple concrétise son projet de vie en construisant sa propre famille, l’enfant rendant la vie quotidienne belle et joyeuse. 

La mère continue de sacrifier sa carrière 

Tout n’a pas encore changé en matière d’égalité entre les pères et les mères. Si près de 9 mères d’un enfant de 0 à 3 ans sur 10 ont une activité professionnelle, un tiers d’entre elles travaillent à temps partiel alors qu’à diplôme équivalent, le travail à temps partiel ne concerne que 5 % des hommes interrogés. 

Pour 18 % des femmes, la grossesse a eu des conséquences négatives sur leur carrière professionnelle. A noter également que pour 26 % des femmes, des soucis d’organisation de garde d’enfant les ont amenées à renoncer à des responsabilités. Relevons enfin qu’après la journée de travail, c’est toujours la mère qui assume plus de 70 % des tâches ménagères ! 

En 2016, pauvre tu nais, pauvre tu resteras

Le constat le plus alarmant du dernier Thermomètre Solidaris concerne la pauvreté. Ainsi, 3 enfants sur 10 vivraient au sein d’une famille pauvre

Economiquement exclues de la société, ces familles le sont aussi, de facto, au niveau social : 

  • on y dénombre 3 fois plus de chômeur(se)s, souvent de longue durée
  • seulement 23 % de ces familles ont accès à la propriété de leur logement
  • près d’une famille pauvre sur 5 vit dans un logement inconfortable  
  • près d’une famille pauvre sur quatre estime sa vie comme totalement non satisfaisante ! 

Autre constat préoccupant, une famille en situation de pauvreté sur quatre éprouve des difficultés pour nourrir leur(s) enfant(s) parce que le prix de la nourriture est trop élevé.

Alors que de nombreuses études nous montrent l’impact positif en terme de réussite scolaire d’une scolarisation précoce, seule une famille pauvre sur dix pense que « fréquenter une crèche ou une structure de garde collective est un atout pour réussir plus tard à l’école ».  Plus de trois quart de ces familles assument donc elles-mêmes la garde de leurs enfants de 0 à 3 ans, principalement pour des raisons financières.

Un avenir incertain

Lorsqu’on demande à ces familles de se projeter dans l’avenir, il s’avère surtout fait d’inquiétudes et de culpabilisation :

  • 57 % d’entre elles craignent de ne pas pouvoir offrir à leur(s) enfant(s) des conditions de vie décentes (logement, nourriture, confort, …) ;
  • 56 % ont l’angoisse que leur(s) enfant(s) quitte(nt) l’enseignement sans diplôme ;
  • 56 % sont certaines de ne pas pouvoir aider leur(s) enfant(s) en cas de besoin.

Les recommandations de Solidaris

Solidaris souhaite contribuer à lancer un débat utile et porteur d’évolutions en faveur des familles. Elle entend défendre deux propositions très concrètes : 

L’abaissement de l’âge de l’obligation scolaire à 3 ans
L’accueil à l’extérieur du ménage est fondamental car il a une fonction éducative qui vise la socialisation et le bien-être de l’enfant. Par ailleurs, il tend vraiment à favoriser tôt le vivre ensemble. Enfin, la maternelle, c’est un passage important pour le développement global de l’enfant (moteur, psychique et relationnel). 

La création de nouvelles places d'accueil pour la petite enfance accessibles financièrement
L'accueil des enfants dans des lieux de socialisation collective est un outil d'égalité des chances pour tous les enfants, pour leur épanouissement et leur ouverture au monde. L'apprentissage des codes sociaux, du langage et des gestes des pairs est essentiel. Il s’agit donc d’offrir aux parents, singulièrement les mamans, la capacité de poursuivre leur carrière professionnelle dès lors qu’ils peuvent s’appuyer sur des structures de garde suffisamment nombreuses, de qualité et accessibles financièrement.

Ces propositions seront présentées de manière détaillée lors d'un colloque que nous organiserons le 24 mars à Havré avec des professionnels du secteur. N'hésitez pas à prendre part à cette réflexion commune !

Les recommandations complètes de Solidaris