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Covid-19 : Les publics plus fragilisés socio-économiquement ont davantage réduit leurs contacts avec le médecin généraliste durant le confinement

Solidaris a analysé de manière approfondie l’évolution du recours à médecine générale durant la période de confinement sur base de 2,4 millions données de contacts. « C’est la première fois que l'ampleur des reports et renoncements aux soins de santé pendant la période de confinement est mesurée sur base de données quantitatives » relève Jean-Pascal Labille Secrétaire général de Solidaris. Si le remboursement par l’assurance maladie des consultations à distance (téléconsultations via téléphone ou vidéo) dès le début du confinement a permis d’amortir l’impact sur le recours à la médecine générale, les contacts ont néanmoins diminué de 26%. L’analyse montre par ailleurs que les patients souffrant d’une maladie chronique, d’un handicap, ou d’un problème de santé mentale ont proportionnellement moins réduit leurs contacts avec la médecine générale. Inversement, les plus jeunes mais aussi les patients fragilisés socio-économiquement ont davantage réduit leurs contacts avec le médecin généraliste pendant le confinement. « A la lumière de ces résultats, on peut craindre que les inégalités sociales de santé, déjà importantes dans notre pays, ne soient exacerbées par la crise sanitaire » conclut Jean-Pascal Labille.

Face à la pandémie Covid-19, un confinement strict a été imposé à la population belge entre le 18 mars et le 5 mai 2020 pour lutter contre la propagation du Covid-19. En matière de soins de santé, la directive a été d’annuler ou de postposer les actes médicaux non-urgents, tout en permettant aux prestataires de soins – en particulier les médecins généralistes (MG) – d’assurer la continuité des soins essentiels aux patients. Pour ce faire, l’INAMI a autorisé à partir du 14 mars, le remboursement temporaire des téléconsultations (consultations à distance via téléphone ou vidéo).

Solidaris a analysé de manière approfondie l’évolution des contacts avec la médecine générale suite au confinement. Sur base de 2,4 millions de données de contact, l’étude compare les recours à la médecine générale de différents sous-groupes de population six semaines avant et six semaines après le 14 mars.

Les résultats montrent que le nombre de contacts physiques (consultations et visites) avec le MG a brutalement chuté pendant les deux premières semaines de confinement puis a progressivement diminué pour passer sous la barre des 70.000 contacts la dernière semaine de confinement alors qu’il oscillait aux alentours des 235.000 contacts par semaine lors des semaines précédentes. Mais cette diminution a pu être compensée en partie par les téléconsultations (consultations via téléphone ou vidéo) avec 80.000 contacts à distance par semaine en moyenne depuis le 14 mars. Le remboursement par l’assurance maladie des téléconsultations autorisées dès le début du confinement a ainsi permis d’amortir l’impact sur les contacts avec la médecine générale : alors que les contacts physiques ont diminué de 62%, la diminution nette des contacts avec la médecine générale a été de 26%.

L’analyse par sous-groupe de population montre que les patients souffrant d’une maladie chronique, d’un handicap, ou d’un problème de santé mentale ont proportionnellement moins réduit leurs contacts avec la médecine générale pendant le confinement. En revanche, nos chiffres témoignent d’une baisse plus significative des contacts avec le médecin généraliste pour les moins de 20 ans et pour les populations plus fragilisées socio-économiquement (affiliés bénéficiant de l’intervention majorée et/ou habitant dans un quartier défavorisé). Il semble donc que ces populations aient davantage annulé ou reporté leurs contacts avec la première ligne de soins durant la période de confinement.

Face à ces constats, Solidaris réaffirme la nécessité de porter une attention particulière à certains publics doublement fragilisés, de par leur situation socio-économique et les conséquences de la crise sur leur santé et les autres domaines vitaux. « Leur situation apparaît d’autant plus préoccupante à la lumière de nos chiffres qui laissent craindre un report de soins et un accroissement des inégalités sociales de santé suite à la crise sanitaire », relève Jean-Pascal Labille, Secrétaire général de Solidaris. 

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