Notre contact center est actuellement saturé d’appels. Par conséquent, le temps d’attente peut être plus long qu’habituellement.
Nous nous excusons pour ce désagrément. Une réponse à de nombreuses questions est disponible ici. Merci pour votre compréhension.

Brabant Wallon

Choix de région

COVID 19 - Solidaris demande d’urgence un cadre réglementaire interdisant aux prestataires de soins de facturer des suppléments au patient pour le matériel de protection et les mesures d’hygiène

Le Conseil national de sécurité a décidé de la reprise progressive des soins de santé
« non-essentiels » tant à l’hôpital qu’en cabinet privé à partir de ce lundi 4 mai. 
 
Ce redémarrage en cabinet privé est absolument conditionné par le strict respect des mesures de sécurité en matière d’organisation du cabinet, d’équipements de protection individuel et d’hygiène comme le rappelle un courrier envoyé vendredi à l’ensemble des prestataires de soins par les administrations de santé tant fédérales que fédérées. 
 
« C’est bien entendu un message que nous soutenons et que nous relayons : la garantie de soins sûrs est aussi une condition indispensable pour restaurer la confiance de nombreux citoyens qui ont reporté des soins par peur d’être contaminés » relève Jean-Pascal Labille. 
 
Néanmoins, Solidaris constate que sur le terrain certains prestataires de soins répercutent le coût de ces mesures de sécurité et d’hygiène sur les patients. Ainsi, certains dentistes facturent un
« supplément – COVID19 » entre 20,00 € et 50,00 € pour compenser le coût des mesures d’hygiène et de protection. Solidaris comprend la situation difficile dans laquelle les prestataires de soins vont devoir reprendre leurs activités, mais il est inacceptable que les patients qui ont reporté leurs soins pour raisons sanitaires se heurtent maintenant à des obstacles d’ordre financiers. 
 
« Les effets directs et indirects de cette crise sur la sécurité tarifaire des patients « hors périmètre COVID » n’ont pas été suffisamment pris en considération dans la stratégie de sortie de crise » estime Jean-Pascal Labille.  
 
Alors que les soins courants redémarrent aujourd’hui, Solidaris appelle d’urgence à la mise en place d’un cadre réglementaire général pour interdire ces suppléments et prévoir une prise en charge de ces coûts par l’assurance maladie.