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Journée mondiale d’accès à la contraception Solidaris rappelle que la contraception, c’est l’affaire des deux partenaires

​« La contraception, c’est uniquement l’affaire des femmes* »… Nombreuses et nombreux sont celles et ceux à avoir déjà entendu de tels propos. Parce qu’il existe plus de contraceptifs féminins que masculins, beaucoup considèrent que la contraception concerne uniquement les femmes*. Mais, au contraire, elle s’adresse aux deux partenaires. A la veille de la journée mondiale d’accès à la contraception, Solidaris et son réseau associatif (Latitude Jeunes, ASPH, FPS, Espace Seniors & FCPF-FPS) tiennent à (re)faire le point sur cette thématique.

Pour Solidaris et son réseau, la contraception est l’affaire de toutes et tous. Or, elle est encore trop souvent prise en charge uniquement par les femmes*. Même si, d’après la dernière grande enquête contraception de Solidaris réalisée en collaboration avec la FCPF-FPS , 80% des femmes* interrogées déclarent discuter de contraception au sein du couple, elles ne sont plus que 53 % à baser leur choix sur une décision commune. Pour 77 % des femmes*, la·le gynécologue est la première personne qui les conseille. Pour les hommes, cette personne n’est autre que … la partenaire, pour 37% d’entre eux. En matière d’implication, 33% des femmes* considèrent les hommes comme hautement concernés par la contraception au sein du couple alors que de leur côté, ils ne sont que 50% à se déclarer comme très impliqués. 

Pour faire face à ces constats, le réseau Solidaris s’est mobilisé avec notamment la création de la campagne « Fifty-Fifty : La contraception, c’est l’affaire des deux partenaires » de la Fédération des Centres de Planning familial des Femmes Prévoyantes Socialistes (FCPF-FPS), campagne qui met en évidence l’importance du partage des responsabilités en matière de contraception. Pour la Fédération, « si la contraception fait défaut, qu’un « couac » se produit et qu’une grossesse non-désirée survient, la femme n’est en aucun cas la seule concernée. En plus de la responsabilité qui pèse sur les femmes en cas d’échec de la contraception pouvant mener à des grossesses non-désirées, elles sont aussi exposées aux effets secondaires des moyens de contraception (liés, entres autres, aux hormones éventuelles comprises dans certains contraceptifs) ».

Dès lors, diverses possibilités s’offrent aux hommes afin qu’ils s’impliquent activement dans la contraception. Leur implication peut notamment se traduire par la prise en charge d’une partie de la contraception, par exemple, en utilisant des préservatifs externes ou, encore, par la participation financière à l’achat des contraceptifs de leur partenaire féminine. Actuellement, en matière de contraception masculine, deux moyens sont accessibles en Belgique : le préservatif externe qui protège aussi des infections sexuellement transmissibles (IST) et la vasectomie dite « contraception définitive ».

Si l’homme est impliqué dans la contraception, il sera davantage en mesure de comprendre et de soutenir sa partenaire dans ses choix contraceptifs. Voici donc 5 pistes d’actions concrètes pour améliorer le partage des responsabilités avec sa·son partenaire : 

  • Soutenir et respecter l’autre dans ses choix ;
  • Se renseigner ensemble et en discuter librement ;
  • Partager les coûts financiers ;
  • Combiner/alterner des contraceptifs pour un partage des responsabilités ;
  • Réfléchir ensemble à la possibilité d’une vasectomie ou d’une ligature des trompes.

Pour Jean-Pascal Labille, Secrétaire général de Solidaris, « la question de la contraception est plus sensible et centrale que jamais dans une société où les notions de liberté, de choix et d’émancipation sont régulièrement remises en cause. La rendre plus accessible dans le cadre d’une politique plus globale de sensibilisation et d’éducation menée depuis plusieurs années par Solidaris et son réseau associatif et socio-sanitaire, n’en est que plus essentiel »

Solidaris et son réseau recommandent les actions suivantes : 
  • Rendre légale la distribution de la pilule du lendemain en Centres de Planning familial dans la loi fédérale relative aux médicaments de 1964 ;
  • Assurer la gratuité des moyens de contraception, notamment pour les jeunes ; 
  • Promouvoir des génériques en matière de contraception afin d’en diminuer le coût ; 
  • ​Développer des moyens de contraception pour les hommes tels que la pilule contraceptive masculine ;
Généraliser la sensibilisation des filles et des garçons à la thématique de la contraception et de la protection dès le plus jeune âge à travers des animations à la vie relationnelle, affective et sexuelle (VRAS).

Toutes ces revendications vont de pair avec l’organisation régulière de campagnes d’informations à propos de la contraception et des grossesses désirées ou non, en impliquant activement les hommes, ce en collaboration avec les Fédérations de Centres de Planning familial et les autres actrices·teurs concerné·e·s.

Solidaris et la FCPF-FPS rappellent que les Centres de Planning familial sont à la disposition de toutes celles et tous ceux qui se posent des questions sur la thématique de la contraception. Les Centres de Planning familial des FPS sont des lieux chaleureux, où chacun·e peut trouver du soutien et un accompagnement. Un accueil est organisé sans rendez-vous, pour répondre aux premières questions, notamment en matière de contraception. Les Centres de Planning familial proposent notamment des consultations médicales, assurées par des professionnel·le·s qui conseillent et prescrivent un moyen de contraception adapté pour chaque personne. Pour trouver le Centre de Planning familial des FPS le plus proche de chez vous, rendez-vous sur www.planningsfps.be. Pour les coordonnées de l’ensemble des Centres de Planning familial en Wallonie et à Bruxelles, rendez-vous sur www.loveattitude.be​
L’avantage contraception Solidaris

Solidaris rembourse votre contraception 50 € max/an quel que soit votre âge, quel que soit votre sexe. Plus la peine de vous inquiéter du prix à payer ! De plus, vous êtes libre de choisir le contraceptif qui vous convient le mieux. 

Solidaris rembourse jusqu’à 50€/an pour les pilules, patchs, anneaux vaginaux, injections, diaphragmes, capes cervicales, préservatifs achetés en pharmacie, la contraception d'urgence et jusqu’à 150€ tous les 3 ans pour les stérilets et implants contraceptifs. Pour les hommes, Solidaris interviendra jusqu’à 50€/an pour les préservatifs achetés en pharmacie. 

Plus d’infos : www.solidaris.be ​
*​Nous utilisons le terme Femme*-s* avec un astérisque pour visibiliser les différentes réalités des personnes ayant leurs menstruations. Les « femme*s » ne constituent pas un groupe homogène.​
POUR PLUS D'INFORMATIONS :
Bruno Deblander - Directeur communication Solidaris, bruno.deblander@solidaris.be - 0475 80 21 28
Simon Vandamme - Attaché de presse Solidaris, simon.vandamme@solidaris.be - 0479 66 03 23
Tous les communiqués de presse de Solidaris sont accessibles en cliquant ici.
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