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Témoignages

Lorsqu'une personne décédée n'a pas exprimé officiellement son avis concernant le don d'organes au moyen d'une déclaration d'acceptation, les médecins doivent, selon la loi, s'assurer que la famille directe ne s'oppose pas au prélèvement.

Or à cet instant, cette famille est sous le choc : elle vient d'apprendre le décès de la personne aimée. Prendre une décision peut être un véritable calvaire, une épreuve de trop !  
 
Ce choix est d'autant plus pénible que le défunt - en état de mort cérébrale - semble dormir et respirer paisiblement grâce au respirateur artificiel. Sa peau est tiède et bien colorée, car le sang circule encore dans ses vaisseaux. Des infirmières s'occupent de lui, surveillent les perfusions, vident des sacs d'urine… Difficile alors de croire à la mort et de ne pas espérer une solution. La confusion peut être totale et la décision encore plus cruelle.

Et lorsque le diagnostic de la mort cérébrale est posé, le médecin n'a pas beaucoup de temps pour aborder avec la famille la question du prélèvement car il faut faire vite ! Les organes ne peuvent en effet pas être stockés (à l'inverse du sang, des tissus ou de la mœlle osseuse par exemple). Ils sont artificiellement maintenus en vie et cet état ne peut pas s'éterniser.

Les familles disposent dès lors d'un temps relativement court pour se décider. C'est sans doute là une des principales raisons de leur refus.

En exprimant notre volonté de notre vivant, nous épargnons à nos proches une décision qui, au fond, aurait dû nous être personnelle. Nous les soulageons d'un poids qu'ils ne devraient pas porter. Autre argument en faveur de l'expression d'un choix : les équipes médicales qui coordonnent les dons d'organes gagneront du temps et plus de vies pourront être sauvées.
 

Voici 3 témoignages :

​La réalité est parfois si cruelle. C'est ce que pense le médecin qui vient de constater le décès par mort cérébrale de Joël, un jeune homme de 20 ans. Il faut annoncer la nouvelle aux parents…

Dans le même hôpital existe un service transplantation où des patients attendent, parfois depuis des années, un foie, un rein ou un cœur. On pourrait peut-être prélever certains organes chez Joël. Faut voir… Le médecin contacte le service. Avant de faire quoi que ce soit, le coordinateur de transplantation vérifie si Joël a manifesté sa volonté d'être donneur d'organes auprès de son administration communale. Non ! Le Registre national n'indique aucune trace d'une quelconque démarche. Dès lors, le médecin doit informer la famille d'un possible prélèvement. Il fronce les sourcils, cela ne sera pas facile.

Les parents, éplorés, l'attendent dans le hall. Il reste un moment auprès d'eux sans rien dire, à l'écoute de leur détresse. Puis il parle, leur dit que des personnes gravement malades attendent un organe et que Joël...

Le père l'arrête tout de suite. Les yeux emplis de larmes, il murmure : "Mon fils était pour. Il disait qu'un corps mort ne servait plus à rien et que s'il lui arrivait quelque chose, il fallait donner
ses organes. Il y voyait une chance d'aider les autres au-delà de la mort."

Grâce à Joël, sept vies ont été sauvées ou améliorées.

Le don d'organes nous a été d'un soutien inestimable pour faire notre deuil, confie aujourd'hui le père de Joël. Le fait de connaître l'avis de notre fils, nous a beaucoup aidés, ma femme et moi."

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