Centre, Charleroi et Soignies

Choix de région

Les risques au volant

​En 2012, la route a fait 58.474 victimes, dont 767 morts. 19,5 % des victimes étaient des jeunes et 128 d’entre eux sont décédés (chiffres de l’Ibsr). Le comportement du conducteur est mis en cause dans une écrasante majorité des accidents.

Notre formation à une conduite responsable a pour but de faire prendre conscience aux jeunes conducteurs que bien conduire c’est d’abord bien se comporter sur la route. L’animateur encourage les participants à partager leurs diverses expériences, afin qu'ils réfléchissent ensemble aux implications et aux dangers de la conduite automobile pour eux-mêmes, comme pour les autres usagers.

La conduite sous influence

Parmi les produits à ne pas combiner avec la voiture, il y a bien sûr l’alcool, d'autres produits légaux auxquels on ne pense pas de prime abord, mais aussi les drogues illégales comme le cannabis, l’XTC, la cocaïne...

L'alcool
En ce qui concerne l’alcool, drogue culturelle, socialement encouragée et profondément associée chez nous à la fête, la limite légale pour quand même prendre le volant est de 0,5 gramme par litre de sang, ou 0,22 mg/l AAE (alcoolémie). Cela fait combien de verres ? Cela dépend d’une série de facteurs (sexe, poids, à jeun ou en mangeant,…) mais ce qui est sûr, c’est qu’on y est vraiment vite, et que l’alcoolémie redescend très lentement !

Les drogues illégales
Pour ce qui est des drogues illégales, il n’y a pas de discussion : tolérance zéro ! Normal, puisqu’elles sont illégales !
Pour ceux qui choisissent d'en consommer, quelles que soient les circonstances, pas question de se mettre au volant sous influence.

Les médicaments
On oublie souvent une autre sorte de drogue : les médicaments, qui ont une action "sur le cerveau". Que cela fasse partie des effets recherchés ou des effets secondaires possibles, qu’ils soient prescrits par un médecin, pris en automédication ou dans le cadre d’une toxicomanie, la prudence s'impose face à ces produits chimiques. Puisqu’ils risquent d’influencer le comportement du conducteur, mieux vaut alors selon les cas ne pas conduire du tout ou en tout cas redoubler d'attention.

De quels médicaments faut-il se méfier ? D’abord des psychotropes : c’est évident, puisqu’ils agissent sur "le psy". Ce sont les tranquillisants, les somnifères, les neuroleptiques, les antidépresseurs et les stimulants.

Mais il y a un tas d’autres médicaments qui peuvent avoir une influence sur la vigilance du conducteur, sur ses réflexes et sur son comportement sans que ce soit des médicaments "psychotropes". Par exemple les antihistaminiques ou autres sirops pour la toux, contiennent de la codéine, un dérivé de morphine et donc une cousine de l'héroïne.

Prudence donc et précautions : il est indispensable de lire la notice de n’importe quel médicament et/ou poser la question à un médecin ou à un pharmacien.

Les circonstances

A côté de ces "perturbateurs chimiques", diverses circonstances peuvent troubler le conducteur et modifier son comportement jusqu’à rendre sa conduite très dangereuse également.

La somnolence
La fatigue intervient comme facteur principal dans grand nombre d’accidents de la route. Conduire en n’ayant pas dormi depuis 17 heures équivaut à conduire avec 0,22mg/l AAE ! Laisser conduire un "Bob" qui s’écroule de fatigue, c’est très dangereux aussi !

Il faut savoir repérer les signes de somnolence au volant : un changement involontaire de trajectoire, des baillements et paupières lourdes, un manque d’attention aux panneaux de signalisation, plusieurs changements de position de conduite… Dès qu’ils apparaissent, on s’arrête pour faire une pause ou même une petite sieste !

Les distractions
Même si, avec de l'expérience, conduire devient automatique, c'est une activité qui nécessite une grande concentration.

L’utilisation du GSM au volant est dangereuse non seulement parce qu’une main est occupée, mais surtout parce que cela distrait le conducteur de son activité principale, qui est de piloter le véhicule. Écartements de la trajectoire et fluctuations de la vitesse en sont les symptômes principaux. Même la musique et le bruit en général peuvent avoir un impact négatif sur la façon de conduire.

Toute dispute ou discussion trop animée est vraiment à éviter : même s’il n’en vient pas aux mains, le conducteur stressé et énervé n’est plus un conducteur attentif !

Le port de la ceinture
L’importance du port de la ceinture de sécurité et de l’adaptation de la conduite aux circonstances (pluie, neige, travaux,…) doit aussi être soulignée, de même que le danger d’une vitesse excessive et inadaptée. Même à 20km/h, un choc sans ceinture peut être mortel. L'airbag, seul, n'apporte pas de protection suffisante. Il n'est efficace qu'en combinaison avec la ceinture de sécurité.

Faire découvrir des pistes de stratégies pour adapter son comportement de conducteur aux diverses situations possibles est un des objectifs de notre formation théorique.

    Voir aussi