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Consulter un ophtalmologue après 45 ans, une nécessité !

Vous n’avez jamais eu de problème de vision ? Pourtant, aux alentours de 40-45 ans, la vue évolue et la presbytie peut s’installer : on voit moins bien de près, on tend les bras pour lire, on a mal à la tête et les yeux se fatiguent. Il est alors temps de consulter un ophtalmologue.


Le Docteur Coulier, ophtalmologue au CHR de Namur et au Centre de Santé du Namurois, asbl du réseau Solidaris, revient sur l’importance de consulter un ophtalmologue dès que les premiers symptomes apparaissent et nous délivre des conseils pour entretenir sa vue au quotidien.

Quand faut-il décider de consulter un ophtalmologue ?

Dans l’absolu, tout le monde devrait consulter un ophtalmologue régulièrement. Pour un enfant, s’il n’a accès à aucun dépistage (via l’ONE ou la crèche), on peut réaliser une première visite vers l’âge de 3 ans pour voir s’il n’y a pas un œil paresseux ou un gros souci qui serait passé inaperçu parce que les parents n’ont pas les moyens de s’en rendre compte. Ensuite, les visites médicales vont suffire pour dépister un gros souci chez l’enfant. Si on a le moindre doute, évidemment, il ne faut pas hésiter à consulter un ophtalmologue. Beaucoup de myopies peuvent apparaître à l’adolescence. On le remarque facilement quand le jeune commence à plisser les yeux pour voir au loin.

On considère que médicalement, l’idéal c’est au moins une première visite vers 40-45 ans pour quelqu’un qui n’a absolument aucune plainte et qui n’a jamais rien eu. C’est le moment où peuvent commencer des problèmes de tension oculaire et de presbytie. Le premier contact avec l’ophtalmologue permettra de voir si l’on doit porter des lunettes de lecture pour travailler sur ordinateur ou autre.

Pour les personnes plus âgées, on peut consulter lorsqu’on ressent des douleurs importantes ou que l’on a une baisse de vision inhabituelle, un peu rapide ou asymétrique. Cela peut être de la cataracte, de la dégénérescence de la macula, ou autre. En faisant des visites régulièrement, on voit le patient à des périodes clés de la vie pour voir s’il n’y a pas de gros soucis.

Dès lors, à quelle fréquence est-il important de consulter ?

Si on a vraiment pas de plaintes, trois ans entre les visites peuvent suffire. La fréquence des visites peut varier en fonction des maladies : diabète, tension artérielle, greffe, … Un diabétique va être vu chaque année ou parfois chaque semestre s’il y a un souci particulier. En cas de problème de tension oculaire, le patient est vu tous les ans.

Quand doit-on s’inquiéter ? Tous les problèmes oculaires ont-ils des symptômes ?

La plupart des maladies n’ont pas beaucoup de symptômes. Ce n’est pas parce que l’on voit bien et qu’on se sent bien qu’il n’y a pas de problème. On peut avoir un problème de tension dans les yeux et ne pas s’en rendre compte. Par exemple, le glaucome passe tout à fait inaperçu. C’est pour ça qu’il faut quand même se faire dépister.

Il y a des plaintes caractéristiques qui doivent inquiéter : un œil qui fait mal, un œil qui est rouge, une baisse de vision unilatérale ou des mouches noires qui apparaissent brutalement comme des flashs. A ce moment-là, il faut parler avec son médecin traitant qui va pouvoir juger du degré d’urgence.

Comment se déroule un examen chez l’ophtalmologue ?

On commence par une petite discussion générale pour connaitre la santé du patient et ses antécédents médicaux. La prise en charge sera différente en fonction de chacun, si la personne est en bonne santé, jeune, ou si elle prend un traitement qui peut avoir une incidence sur les yeux. On voit s’il y a des maladies dans la famille, si le patient lui-même a déjà eu des soucis.

Ensuite, on teste la vision, la tension oculaire pour le dépistage du glaucome, on regarde la partie avant et arrière de l’œil, le nerf optique, la macula et la rétine. On envisage alors ce qu’il y a de mieux au niveau des lunettes.

Cependant, il peut y avoir des points d’appel différents (maux de tête, troubles inexpliqués). En fonction de la pathologie, on complète alors l’examen par d’autres tests, parfois en milieu hospitalier, comme un champ visuel (on teste la périphérie de la vision), une échographie de la rétine ou une fluoangiographie (un examen des vaisseaux des yeux).

Comment entretenir une bonne vue au quotidien ?

Principalement avec une alimentation équilibrée : fruits, légumes, poisson gras pour les omégas 3. On bannit le tabac, on se protège des rayons UV et des traumatismes au travail, pendant les loisirs et travaux domestiques ou au sport. Ce sont de grands pourvoyeurs d’accidents.

La problématique de la toxicité à la longue des écrans est à l’étude. La lumière bleue, par exemple, pourrait être néfaste. Le principe de précaution est donc de mise. On conseille de passer le moins d’heure possible sur les écrans ou en tout cas ne pas en rajouter. Chez les enfants, il est certain que les écrans doivent être utilisés avec modération. Les petits enfants ne devraient même pas y passer un quart d’heure et pour les grands enfants, une heure maximum. Il est essentiel de limiter le temps qu’on y passe chaque jour.

 

En cas de presbytie associée à un autre défaut de la vision, les verres progressifs sont une solution efficace. Ils permettent de corriger vos défauts de vision et vous évitent d’accumuler les paires de lunettes.

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