Mons - Wallonie Picarde

Choix de région

​On va vous faire bouger !

Pratiquer une activité sportive, c’est essentiel et ce n’est pas parce qu’on prend de l’âge qu’il faut ralentir ou arrêter le sport…


Quand on prend de l’âge ou qu’on est moins valide, on serait peut-être tenté de faire moins de sport et de rester chez soi. Grave erreur ! Les bienfaits du sport ne sont plus à démontrer, d’autant qu’un Thermomètre Solidaris, réalisé en 2015, a montré que deux retraités sur trois sont en surpoids.

D’un point de vue physique, le sport, c’est d’abord une protection contre les maladies cardiovasculaires. Il réduit les risques d’hypertension, de diabète de type 2 et d’accidents vasculaires cérébraux. C’est aussi une meilleure forme générale et moins de fatigue, ou du moins une bonne fatigue. Sans oublier les bienfaits sur le mental. Faire du sport permet la sécrétion d’endorphine, l’hormone du plaisir. Cela aide à l’amélioration de la santé mentale et de la qualité de vie. C’est aussi une meilleure gestion du stress, un sommeil amélioré, une diminution des symptômes dépressifs et une réduction du déclin cognitif lié à l’âge. Ajoutons également que ça contribue à améliorer les échanges humains. Du coup, on se dit qu’il ne faut vraiment pas abandonner.

Bienfaits multiples

Pour être « protectrice », l’activité doit être pratiquée de manière modérée, en plusieurs fois sur la semaine. L’idéal étant de laisser un jour de repos entre deux séances de sport. Notons que l’activité physique comprend également le jardinage ou le ménage qui sont, quelque part aussi, des mouvements effectués par les muscles squelettiques qui aboutissent à une dépense d’énergie.

Les raisons de bouger sont multiples. D’abord pour se faire plaisir. Le plaisir doit être votre première motivation pour faire du sport. Mais en plus, il a été prouvé que le sport est un vrai dopant naturel qui envoie des shoots d’endorphine et de sérotonine qui rendent plus zen. Il aide aussi à se dépasser soi-même. Faire du sport, c’est découvrir le prix de l’effort. On se fixe des objectifs et on met tout en place pour les atteindre.

Le sport aura également des bienfaits sur votre sommeil. Le sport produit une fatigue saine qui tue la fatigue nerveuse. Par contre, il est déconseillé de pratiquer un sport trop intense trop tard dans la journée car cela augmente la production qui va donc altérer le sommeil. Et puis, faire du sport, c’est être fier de ses exploits. Au fur et à mesure, tout devient de plus en plus facile et on savoure ce pur moment de satisfaction. Pratiquer un sport, c’est rencontrer d’autres personnes, échanger avec elles des intérêts communs et partager des moments intenses en émotions. On se fait des copains et on prend du plaisir à faire des choses ensemble.

Enfin, sans être exhaustif, faire du sport, c’est aussi renforcer sa libido. L’activité physique permet d'améliorer l’endurance cardio-vasculaire, la confiance en soi et la capacité à se détendre qui sont des qualités non négligeables dans ce domaine. De plus, la sécrétion d’endorphines, hormones du plaisir, renforce la libido.

Laurence BRIQUET - Sud Presse - 14/09/2019

Des activités pour les seniors et les personnes en situation de handicap

De nombreuses activités sportives sont organisées pour les seniors et les personnes moins valides. En province de Namur, Espace Seniors, par exemple, organise des cours de qi gong, de gym douce, de zumba gold (on danse sur des rythmes latinos même si on est à mobilité réduite ou en chaise roulante) mais aussi des ateliers mémoire (pour faire de la gym cérébrale). Plus d’infos : tél. : 081/777.814

Les Femmes Prévoyantes Socialistes organisent également toute une série d’activités destinées à vous faire bouger : yoga, marche nordique, gym zen, balades nature, danse orientale ou même gym douce. Plus d’infos : www.femmesprevoyantes.be

Quant à l’Association Socialiste de la Personne Handicapée, elle accueille des personnes présentant diverses formes de handicap pour des activités sportives de loisirs, dans des sports aussi divers que le basket-ball, la pétanque, l’athlétisme, la natation ou encore le bowling et l’escrime. Plus d’infos : tél. : 081/777.810.

L.B.

Une personne par famille formée aux premiers secours

Si, chaque année, la Croix-Rouge de Belgique forme environ 40.000 personnes aux premiers secours, elle a de plus grandes ambitions encore: que chaque famille belge compte au moins en son rang une personne formée aux premiers secours.

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des premiers secours. « Actuellement, nous formons environ 40.000 personnes par an à cela. Cela va du secourisme à la formation à la réanimation cardio-pulmonaire, en passant par la réanimation pédiatrique et le Brevet Européen de Premiers Secours (BEPS) », explique Nancy Ferroni, porte-parole de la Croix-Rouge de Belgique, leader des formations premiers secours en Belgique. « L’an passé, nous avons délivré environ 13.000 BEPS dont la moitié est issue du monde scolaire. Nous aimerions encore faire mieux au niveau de la formation et nous aimerions arriver à ce que, dans chaque famille belge, il y ait au moins une personne formée aux premiers secours », ajoute-t-elle.

Pour tous les particuliers

Il faut savoir que cette formation, qui permet d’apprendre les gestes de base, s’adresse à tous les particuliers (il faut au moins 12 ans pour la suivre) et qu’elle se donne dans toutes les provinces. Elle dure de 12 à 15 heures et coûte 45€. On s’y entraîne à la réanimation et à la défibrillation de l’adulte, à la désobstruction mais aussi à trouver les bons gestes en cas de malaise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral, de membre sectionné ou encore d’intoxication.

Du côté des jeunes, la Croix-Rouge belge plaide pour un apprentissage des premiers secours à l’école. Dans ce cadre, elle met régulièrement en place des événements à l’attention du jeune public comme ce samedi où elle organise, à l’Athénée Royal Crommelynck, à Bruxelles, le premier « Rescue Game » de Belgique. Objectif ? Voir comment des élèves bruxellois, en équipe, vont s’organiser en un temps imparti (8 minutes, le délai moyen de l’arrivée d’une ambulance) pour sauver une vie dans chacune des 4 Rescue Rooms. Fin septembre, à Liège, 800 élèves seront conviés à un événement appelé « 3 minutes pour sauver une vie ».

L.B.