Pro Santé

4 médecins sur 5 respectent les tarifs (03/04/2015)

​84% de médecins ont adhéré à l’accord médico-mut 2015 : 89% des médecins généralistes et 81% des médecins spécialistes. Parmi les dentistes, l’adhésion est nettement moindre (38% de refus).

•   Accord médico-mut 2015

Parmi les 47.000 médecins actifs, la majorité d’entre eux (84%) se sont engagés à respecter les tarifs négociés dans le cadre de l’accord médico-mut pour 2015. Cela représente près de 9 médecins généralistes sur 10 (89%) et 4 médecins spécialistes sur 5 (81%). Malgré le contexte budgétaire, le taux global de conventionnement n’a pas diminué ces dernières années.

Le taux d’adhésion des généralistes est plus important en Flandre (92%) qu’en Wallonie (86%) et à Bruxelles (80,4%). Pour les spécialistes les taux sont plus élevés en Wallonie (83%) qu’à Bruxelles (80%) et en Flandre (79%). On observe également de fortes différences entre les provinces : le taux de déconventionnement des médecins est le plus élevé dans le Brabant wallon

Taux de refus des médecins par province

​Brabant wallon
​22,5%
​Bruxelles-Capitale
​19,6%
​Luxembourg
​18,3%
​Anvers
​17%
​Brabant flamand
​16,7%
​Flandre orientale
​16,5%
​Liège
​15,9%
​Flandre occidentale
​13,4%
Limbourg
​12,6%
​Hainaut
​12,6%
​Namur
​9,8%

 

Il en est de même au niveau des arrondissements avec des taux élevés de refus à Roulers (25%), à Verviers (26%), dans l’arrondissement Hal-Vilvorde (26%), à Bruxelles (27%), Turhnout (27%), Termonde (31%), Furnes (32%), Neufchâteau (33%) et Bastogne (41%).

Pour un certain nombre de spécialités, il est difficile de trouver un prestataire conventionné, ce qui peut donc poser problème en terme d’accessibilité pour les patients. Parmi les spécialités avec un taux très élevé de médecins déconventionnés, on retrouve les dermatologues (68%), les chirurgiens plasticiens (59,3%), les ophtalmologues (58%)  et les gynécologues (49,6%).

•   Accord dento-mut 2015-2016

Malgré les fortes concessions faites aux dentistes lors de la négociation de l’accord (cf. systèmes de tarifs maximaux et responsabilisation trajets de soins bucco-dentaire), 38% des dentistes ont refusé d’adhérer à l’accord dento-mut pour 2015 et 2016.

C’est une hausse sensible du taux de déconventionnement par rapport à l’accord 2013-2014 (32%). Les différences entre province sont aussi importantes. Le problème se situe en particulier dans l’arrondissement d’Anvers et Malines où près de la moitié des dentistes refuse de travailler aux tarifs de l’accord. Compte tenu des efforts déployés et l’engagement formel des dentistes pour promouvoir l’adhésion, l’accord a tout de même pu entrer en vigueur dans ces arrondissements. Il faut toutefois prévoir une révision de la méthode pour estimer le taux d’adhésion ; en ce sens, un cadastre est absolument nécessaire.

Leila Maron