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Journée mondiale du diabète : 1 personne sur 2 s’ignore diabétique

La journée mondiale du diabète, c’est ce samedi 14 novembre. Le diabète est une maladie très répandue et qui ne se guérit malheureusement pas encore. À cette occasion, Solidaris et son réseau associatif reviennent sur l’importance du dépistage, du suivi adéquat ainsi que sur les inégalités de genre qui peuvent être engendrées par cette maladie qui touche de plus en plus de Belges chaque année. 

Le diabète aujourd’hui
Il peut être stabilisé grâce à un traitement efficace. Sa réussite repose en grande partie sur l’engagement la personne diabétique. En Belgique, on estime qu’une personne sur deux ignore qu’elle est diabétique. Le diabète se développe souvent en silence et sans symptôme visible. Solidaris rappelle donc l’importance d’un dépistage efficace. Si le diabète n’est pas traité correctement, il peut causer de sérieux dommages sur la santé des Belges (au niveau du cœur, des vaisseaux sanguins, des reins, des yeux et des nerfs).
Dans la brochure Solidaris « Le diabète – Les clés pour se soigner », la mutualité rappelle que le nombre de malades pourrait doubler d’ici 2030 si rien n’est fait. En cause : le vieillissement des populations, l’alimentation déséquilibrée, l’obésité et la diminution de l’activité physique. Avoir de bonnes habitudes alimentaires et pratiquer une activité physique régulière permettront, dans la majorité des cas, de mener une vie normale malgré votre diabète.

Covid & diabète
Cette journée prend un sens tout à fait particulier en pleine crise sanitaire. En effet, le dépistage et le traitement adéquat du diabète revêtent une importance plus grande encore vu que les personnes diabétiques et surtout celles dont le diabète est mal équilibré sont à risque de faire des complications lors d’une infection COVID.
Pour rappel, le risque augmente nettement avec l'âge. Les personnes de plus de 65 ans et certainement de plus de 80 ans sont particulièrement à risque. Les affections sous-jacentes telles que les maladies cardiaques, pulmonaires ou rénales graves, le diabète, l'immunosuppression ou une maladie maligne active augmentent également le risque d'une évolution grave. Cette journée est donc aussi l’occasion, pour Solidaris, de rappeler qu’il est vital d’assurer un suivi adapté du diabète.

Le diabète plus sévère chez les femmes
Les Femmes Prévoyantes Socialistes, association du Réseau Solidaris, rappelle aussi que le diabète a comme conséquence de réduire l’effet protecteur des œstrogènes naturels. Ainsi, souffrir de diabète augmente plus le risque de mortalité cardio-vasculaire chez les femmes (de 3 à 7 fois) que chez les hommes (de 2 à 3 fois). Enfin, les œstrogènes aident à conserver les taux de cholestérol à des niveaux sains. Les taux moyens sont d’ailleurs relativement comparables entre les femmes et les hommes de moins de 65 ans. Au-delà, l’écart se creuse et des taux trop élevés de cholestérol s’observent alors plus fréquemment chez les femmes, chez qui les taux d’œstrogènes sont en baisse après leur ménopause.

Il semble dès lors primordial de mettre en place une meilleure prise en compte des femmes dans les essais cliniques, tout au long du diagnostic (symptômes, maladies, etc), du traitement du diabète et de sa prévention. Car selon une étude publiée en 2013 dans la revue Archive of Internal Medicine, les statines, molécules de base des traitements contre le cholestérol, augmenteraient de 71% le risque de diabète chez les femmes après la ménopause. L’aspirine serait également nettement moins efficace pour diminuer le risque d’infarctus que pour les hommes, mais préviendrait mieux celui de faire un accident vasculaire cérébral.

Solidaris invite donc toute personne intéressée à en parler avec son médecin-traitant et à, s’il/elle le souhaite consulter la brochure Solidaris​ créée à cet effet. 
Mais face à ces différents constats, la mutualité plaide aussi pour : 
1. Une santé réellement inclusive qui ne laisse personne sur le côté et certainement pas la moitié de la population ;
2. Une meilleure gestion du contrôle des médicaments et de la fixation des prix par les firmes pharmaceutiques.