Pro Santé

10 ans de concertations oncologiques multidisciplinaires : bilan et perspectives (20/04/2015)

​À la demande de l’INAMI, le KCE (Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé) a établi un bilan des activités des COM (Concertations Oncologiques Multidisciplinaires) tout en explorant quelques pistes afin de les rendre plus efficaces.

La discussion d’un dossier en COM est (presque) devenue une étape habituelle dans le parcours de tout nouveau patient atteint d’un cancer, ce qui contribue à une amélioration de la qualité des soins de manière globale. Ces concertations ont été créées il y a une dizaine d’années en vue de coordonner les activités de tous les intervenants liées à un patient atteint d’un cancer et de faire circuler l’information entre eux.

Premier bilan positif

Le nombre de patients dont le cas est présenté en COM augmente de manière significative (plus de 80% en 2011). Les cancers du sein et du rectum sont le plus souvent discutés ; les cancers de la peau et les sarcomes (des cancers rares) viennent en dernier.

La multidisciplinarité pas toujours optimale

L’organisation des COM pourrait cependant être améliorée selon le KCE, comme par exemple solutionner la difficulté à réunir au même endroit des spécialistes fort occupés. La faible participation des médecins généralistes fait également défaut. La plupart du temps, ceux-ci ne sont pas informés de la tenue des COM.

Pour ces différentes raisons, le KCE recommande d’encourager le recours aux moyens modernes de communication comme les vidéo-conférences. Par ailleurs, les règles de facturation pour les honoraires des médecins présents doivent être revues et simplifiées.

Enfin, pour le KCE, les échanges de données administratives et les flux financiers entre les hôpitaux et les mutualités sont lents, lourds et complexes. Il est urgent de les simplifier, notamment en remplaçant les échanges de documents papier par des moyens de communication électroniques.