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Quel dépistage pour le cancer du col de l’utérus ? (20/04/2015)

​​Le KCE (Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé) a établi, en collaboration avec l’Institut scientifique de Santé Publique et le Registre du Cancer, qu’un dépistage basé sur la détection de la présence du virus serait plus efficace que l’actuel frottis (aussi appelé pap-test) pour protéger les femmes de plus de 30 ans, et ceci à un coût moins élevé.

Actuellement le dépistage se fait par frottis (pap-test) tous les 3 ans

Cet examen consiste à rechercher des cellules précancéreuses. Ces dernières sont présentes en moyenne 10 à 15 ans avant qu’un cancer invasif ne se développe. Dès les cellules détectées, les lésions peuvent être traitées localement. Ce dépistage est conseillé aux femmes entre 25 et 64 ans. Il est remboursé tous les 3 ans.

Seules 60% des femmes se font dépister

En Belgique, seules 60% des femmes se font dépister du cancer du col de l’utérus. En 2011, on comptait 623 cas de cancer du col de l’utérus. L’âge moyen au moment du diagnostic est 54 ans.

Lien avec le virus de type papillomavirus humain

Depuis une vingtaine d’années, on sait que le cancer du col de l’utérus est lié à la présence d’un virus de type papillomavirus humain (HPV), une infection transmise par voie sexuelle assez banale disparaissant la plupart du temps. Néanmoins, chez un petit nombre de femmes, le virus s’installe en permanence ; ce sont ces femmes qui constituent le groupe à risque de cancer du col.

Le KCE recommande de remplacer le pap-test par le test HPV

Les femmes seraient mieux protégées contre les cancers invasifs lorsque le test HPV est utilisé comme premier test de dépistage. Selon le KCE, ce changement de test devrait permettre d’éviter 240 cas de cancer supplémentaires et 96 décès pour 100 000 femmes dépistées. Par ailleurs, le dépistage par test HPV permettrait en toute sécurité d’espacer les examens de 5 ans au lieu de 3 ans aujourd’hui.

Continuer à se faire dépister

Il reste cependant important que toutes les femmes entre 25 et 64 ans, y compris celles qui sont vaccinées contre ce virus, continuent à se faire dépister. En effet, le vaccin ne protège pas contre tous les types de virus HPV pouvant générer un cancer, et on ne connaît pas encore avec certitude la durée de  protection qu’il confère.