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Pour Solidaris, la réduction des inégalités sociales de santé est la priorité numéro 1 de la prochaine législature

Solidaris réagit aux résultats de l’étude réalisée par l’Agence InterMutualiste (AIM) sur les inégalités sociales de santé. Les personnes vivant dans les quartiers les plus pauvres du Royaume ont un risque accru de 56% de décéder dans l’année par rapport à ceux qui vivent dans les quartiers les plus riches !

 
 

C’est un des résultats de l’étude menée par l’Agence InterMutualiste qui quantifie l’ampleur des inégalités sociales de santé sur l’ensemble de la population belge. L’étude montre aussi que les inégalités sociales de santé sont particulièrement marquée en santé mentale, en soins dentaires et en matière de prévention. Contrairement à une idée reçue, ces inégalités sociales de santé ne se résument pas à un clivage entre les plus riches et les plus pauvres, mais se retrouvent à tous les niveaux de l’échelle sociale : plus on descend dans l’échelle sociale, plus l’état de santé se dégrade, plus on est confronté à des maladies graves, chroniques et invalidantes.

« Si nous ne serons jamais égaux face à la maladie, il est inacceptable que les inégalités sociales se doublent d’inégalités de santé », réagit Jean-Pascal Labille Secrétaire générale de Solidaris pour qui la réduction des inégalités sociales de santé doit être la priorité numéro 1 de la prochaine législature.

Se fixer un objectif clair et ambitieux

La santé étant la résultante de multiple déterminants transcendant tous les domaines d'action politique – soins de santé, social, éducation, environnement, logement, ... –  la Mutualité appelle tous les niveaux de pouvoirs à se fixer un objectif politique clair et ambitieux : réduire les inégalités sociales de santé de moitié d’ici 2030.

Au niveau de l’assurance maladie en particulier, Solidaris plaide pour le remboursement intégral des soins de base en première ligne pour lutter contre le report de soins, facteur à son tour d’accentuation des inégalités sociales de santé.

Mais pour réduire les inégalités sociales de santé, il faut d’abord garantir à chacun des conditions d’existence suffisantes et dignes en renforçant la sécurité sociale. « Aujourd’hui, dans notre pays, les allocations sociales minimales ne permettent pas de protéger les citoyens de la précarité lorsqu’ils se trouvent hors du marché du travail notamment en raison de la maladie », relève Jean-Pascal Labille.

« C’est pourquoi nous demandons au prochain Gouvernement de relever les allocations sociales minimales au-dessus du seuil de pauvreté et de supprimer le statut de cohabitant, facteur important de précarisation », conclut Jean-Pascal Labille.

Toutes les propositions d’amélioration de Solidaris se trouvent dans le Mémorandum Solidaris pour une protection sociale et des soins de santé renforcés. Document rédigé en vue des élections européennes, fédérales et régionales de mai 2019.