Attention ! Ce site n’est plus mis à jour. Pour les informations actualisées concernant la Mutualité Socialiste du Luxembourg, consultez le site www.mslux.be

Pro Santé

Vivre, soigner, espérer au temps du Covid

​Initialement organisées en mai 2020, les Assises de la mutualité Solidaris ont été reportées et ont innové en devenant digitales


Les Assises Solidaris, ce sont 4 jours de débats et de discussion centrés avec une question transversale: comment repenser notre système de soins de santé ? Ces rendez-vous se sont tenus, sur 4 jours, la semaine passée, prioritairement à destination des collaborateurs de la mutualité mais aussi des affiliés et du public en général, avec comme objectif d’exprimer la vision citoyenne de Solidaris dans le débat public.

Les Assises Solidaris sont, pour la Mutualité, l’occasion de penser, avec l’ensemble de ses collaborateurs, les questions de politique et d’égalité de santé. Cette année, la crise sanitaire a contraint de reporter l’événement, initialement prévu en mai 2020, en janvier de cette année, et à l’organiser sous forme «full digital» sur 4 jours, du 26 au 29 janvier 2021, avec une thématique centrale : vivre, soigner, espérer au temps du Covid. Soit 4 jours de débats et de discussion centrés avec une question transversale : comment repenser notre système de soins de santé ?

  • Plusieurs missions

« Une mutualité comme Solidaris a plusieurs missions. Il y a celle que l’on connaît d’assurance obligatoire et complémentaire, sans oublier les activités associatives autour des femmes, des aînés, des jeunes… Solidaris a un rôle d’acteur de la santé et de la sécurité sociale », explique Édouard Delruelle, président de Solidaris. « Ajoutons à cela une grande mobilisation de tous nos collaborateurs de terrain (les assistants sociaux, le personnel des soins à domicile ou des maisons de repos, les conseillers…) qui font remonter ce qui leur revient du terrain et de leurs discussions avec nos affiliés. Ce sont nos Assises avec, chaque année, un grand thème qui permet de réfléchir et de dégager des propositions que Solidaris pourrait soumettre à un niveau plus politique », ajoute-t-il.

Cette année, Covid oblige, la mutualité a dû innover en remplaçant son grand colloque qui rassemblait généralement plusieurs centaines de collaborateurs par une version virtuelle, en ligne. « C’est évidemment un des enseignements du Covid. On a dû changer de formule et si ça a eu le désavantage qu’on n’a pas pu se voir dans la convivialité, ça a permis d’être accessible à l’ensemble de nos collaborateurs, du mardi au vendredi, et de connaître les difficultés des gens, voir de quoi ils ont été témoins, par exemple, et quelles sont leurs revendications », ajoute le président. Sans oublier que cette version digitale ouvre aussi les Assises aux affiliés (lire par ailleurs).

  • La médecine de demain

Quant à savoir si le thème de cette année, « Vivre, soigner, espérer au temps du Covid » n’est pas un peu « déprimant » et redondant par rapport à l’actualité remplie d’infos Covid, le président s’en défend. « C’est parfois nécessaire de faire une catharsis (NDLR : libération affective). On s’est posé la question mais on sentait qu’il y avait un besoin, pour les collaborateurs et les affiliés, d’exprimer ce qu’ils ont vécu mais aussi les très belles choses issues de la solidarité. On a aussi vu à quel point c’était important d’avoir la couverture de santé la plus universelle qui soit. Et puis, « espérer », ce n’est pas si négatif que ça. Il faut voir quelles leçons en tirer pour se projeter dans un monde qu’on espère meilleur. C’est aussi une manière de voir quelle médecine nous voulons pour demain, qui soit la plus solidaire possible, qui anticipe et qui n’est pas seulement dans la réparation », conclut-il.

  • Le monde d’après : une matinée ouverte aux citoyens

Si les 3 premières journées étaient à destination uniquement des collaborateurs de Solidaris, la matinée d’hier a été ouverte au public et placée sous le signe du débat avec des invités extérieurs.

Les débats ont porté sur 2 grandes thématiques, volontairement larges pour laisser la discussion la plus ouverte entre les experts (Marius Gilbert, chercheur en épidémiologie, et Emmanuel André, microbiologiste) et le terrain.

La première thématique a été la santé et les libertés à l’épreuve du Covid : comment la société a-t-elle subi cette épreuve, sur le plan de la santé physique et mentale mais aussi sur le plan de la cohésion sociale et des libertés individuelles ? Quels publics ont été particulièrement impactés ou oubliés, voire exclus ?

Ensuite, ce sont les soins, la prévention et le bien-être dans « le monde d’après » qui ont été évoqués : quelle prévention à court et moyen terme (tests, suivis de contact, vaccins) mais aussi à plus long terme ? Comment expliquer les réticences d’une partie de la population ? Comment lutter contre les inégalités de santé ? Quel bien-être pour tous ?

Bref, des sujets assurément au cœur des préoccupations des citoyens.

 


Laurence Briquet - SudPresse - 30/01/2021